Depuis 2007, la gendarmerie nationale s’est fait une spécialité de la détection des billets de banque bien cachés par des chiens au flair infaillible.
Ces nouvelles équipes ont été formées au centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie à Gramat (Lot). Les techniques employées sont inspirées de méthodes américaines élaborées au sein des douanes pour les currency dogs. Littéralement : « les chiens à billets ».
L’Autriche s’y est également mise, mais aussi les Pays-Bas et la Belgique. C’est la Banque de France qui a fourni les coupures servant à l’entraînement : de vrais billets, mais avec un défaut. Elles sont préalablement broyées, avant que les as de la détection à quatre pattes ne s’imprègnent de toutes les subtilités des effluves de l’encre à billets. Pour ces chiens, bergers allemands ou malinois, l’odeur de l’encre ou celle de la drogue est synonyme de jeu.
À ce jour, 42 équipes cynophiles sont opérationnelles en France, dont deux implantées outre-mer. Dans le cadre de la mise en oeuvre du plan drogue, la gendarmerie a formée 12 nouvelles équipes en 2010. La plus grosse saisie de la gendarmerie porte sur 583 000 euros en grosses coupures. Elle a été effectuée, grâce aux chiens, dans le cadre d’une affaire d’immigration irrégulière en Guyane.
Depuis qu’ils ont pris du service, les chiens de la gendarmerie sont à l’origine de la découverte de près de 4 millions d’euros lors de perquisitions. Et les sommes saisies ne font que croître.