Toul : un «pompier» à quatre pattes - lebergerallemand.fr

Toul : un «pompier» à quatre pattes

Comme bien d’autres, il donne la ‘’papatte’’ et réclame sa pâtée. Mais Chipper n’est pas tout à fait un chien ordinaire. Vous en connaissez, vous, des toutous qui savent monter à la grande échelle des pompiers, ou détecter l’odeur d’une personne disparue ? Lui sait faire tout ça. Même si, pour ladite échelle, « il n’arrive pas à redescendre, alors il faut le ramener à terre à l’aide d’une corde ou de la nacelle », note son propriétaire et maître, Thierry Fabrega.

Pompier professionnel au centre de secours de Toul (et volontaire à Colombey), arrivé dans la cité des Leuques il y a deux ans après dix années à Pont-à-Mousson, c’est donc lui qui dirige Chipper, l’un des quatre chiens du SDIS 54 (service départemental d’incendie et de secours). Un rôle qui ne s’endosse pas du jour au lendemain.

« Avant même d’avoir un chien, j’ai passé une année au sein de l’équipe cynotechnique départementale. Essentiellement, je jouais le rôle de la victime que les chiens devaient retrouver », se souvient Thierry Fabrega. Le Mussipontain de l’époque a ainsi observé à loisir ses amis à quatre pattes. « J’ai appris à connaître leur comportement, à leur faire confiance ; et j’ai vu leur travail, je peux vous dire que ce qu’ils font n’est pas facile ! »

Les missions sont notamment exigeantes sur le plan physique. Ainsi, et même s’ils sont bien mignons, les caniches ou chiwawas se font rares chez les soldats du feu… « Généralement, on trouve des bergers allemands ou malinois, des Border-collie ou des Golden retriever, ce sont des chiens costauds, sportifs ».

Mais des chiens qu’il faut former : après avoir trouvé Chipper à l’âge de 2 mois au sein d’un élevage du côté de Saint-Mihiel (55), Thierry Fabrega a dû le rendre opérationnel. Ce qui prend deux à trois ans. « La première année, il fait surtout rendre l’animal sociable, et donc beaucoup jouer avec lui, et l’emmener à la caserne, l’habituer au contact humain. Ensuite, on effectue deux stages d’une semaine, espacés de six mois, consacrés aux opérations de recherche à personnes. »

chipper le berger allemand

Technique du questage
Des opérations de recherches qui peuvent prendre deux formes. D’abord, en cas d’éboulement avec éventuelles victimes ensevelies, le chien doit être capable de se déplacer sur des gravats pour retrouver une trace humaine. En cas de disparition suspecte, avec notion de mise en danger de la personne (qu’elle soit âgée, malade ou encore handicapée par exemple), « alors on pratique le questage : on laisse le chien libre dans un secteur, et il part à la recherche d’une odeur humaine. S’il en trouve une, il reste sur place et aboie fort pour le signaler. C’est d’ailleurs assez impressionnant ! »

En revanche, chez les sapeurs-pompiers, le maître-chien ne fait jamais sentir de vêtement ou d’objet ayant appartenu à un(e) disparue(e) : cette technique appelée « pistage » est celle des gendarmes. « Ces deux méthodes sont différentes mais complémentaires », souligne Thierry Fabrega qui a encore vu Chipper à l’œuvre, mi-juillet, lors d’opération de recherches d’une adolescente portée disparue à Tomblaine… mais finalement vite retrouvée en ville, saine et sauve.

S’il n’a jamais eu à retrouver une victime lors de ses missions, Chipper aura néanmoins participé activement au travail des sapeurs. Avec, au passage, 96 heures d’entraînement chaque année au sein de l’équipe cynotechnique. Mais à bientôt 8 ans, sa retraite approche.

Toutefois, sa succession se prépare : la dénommée Jag, border-collie de son état, commence à se former pour suivre sa voie. Et la voix de son maître-chien.

chipper le berger allemand

 

Source estrepublicain.fr

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