L'unité canine de la Police neuchâteloise - lebergerallemand.fr

L'unité canine de la Police neuchâteloise

"Ce job est exceptionnel et mon chien est une vraie passion." Cyril Fallet dirige, depuis le début de l'année, l'unité canine de la Police neuchâteloise. Des hommes qui partagent leur quotidien avec leur animal, sur le terrain comme à la ville.

Une relation qui s'avère indispensable et qui se construit très tôt déjà. "On choisit nos chiens quand ce sont encore des chiots et on les forme à notre façon" , explique le Neuchâtelois de 37 ans. "Dans le travail, on apprend à connaître les réactions de l'animal, mais ça marche dans les deux sens. C'est vraiment un binôme, quasiment une seule personne."

Dix conducteurs de chiens et un stagiaire constituent, actuellement, l'unité canine cantonale. Des gendarmes de formation, spécialisés pour cette discipline au sein même de l'unité. Une maîtrise de leur animal qui est d'ailleurs jugée, tous les cinq ans environ, lors du championnat suisse.

"Des chiens de pure race avec un pedigree"

Mais qui dit maîtres, dit aussi chiens, et pas n'importe lesquels. "Nous sélectionnons des chiens de pure race avec un pedigree, c'est-à-dire issu d'un élevage reconnu" , souligne Cyril Fallet.

Ces bêtes, principalement des bergers allemands, sont choisies selon leur bagage génétique. Des animaux issus de lignées dites "de travail". Et chose étonnante, la discrimination liée au sexe peut également toucher le monde canin: "A l'époque, il n'y avait que des chiens mâles, mais on s'est aperçu que les femelles pouvaient aussi bien faire le travail. Elles sont moins conflictuelles, plus respectueuses et plus attentives" , confie le Neuchâtelois avec un sourire non dissimulé.

Onze chiens composent l'effectif de la brigade, formés et éduqués durant deux ans et demi pour suivre les ordres et mener à bien les missions. "Nous les faisons passer de l'instinct de proie à un intérêt de vigilance pour les personnes humaines."Tous les chiens sont polyvalents et sont habilités à effectuer des travaux de flair et de défense.

Cinquante fois plus de cellules olfactives

Un odorat indispensable pour rechercher des personnes dans un espace ouvert ou fermé, mais également trouver des objets. Et le meilleur ami de l'homme est plutôt avantagé au niveau de son museau, puisqu'il possède 250 millions de cellules olfactives, contre seulement cinq millions chez l'être humain.

Quant à la défense, le chien constitue une présence dissuasive, lors de manifestations sportives par exemple. "Il y a eu des cas ou nous arrivions à remplacer six à sept personnes par un seul chien" , note le chef de l'unité canine neuchâteloise. Egalement une sécurité supplémentaire, lors de conduite ou de transfert de détenu, ou encore à l'occasion d'une interpellation à risques.

Mais en sus de ces capacités générales propres à tous les chiens policiers neuchâtelois, certains sont spécialisés en explosifs ou en recherche de stupéfiants. Pour ce faire, le chien est entraîné à récupérer un jouet qui lui est propre, et pour qu'il emmagasine toutes les drogues et explosifs connus, une odeur lui est présentée les yeux bandés. Puis, le jouet est lancé au vu et au su de l'animal. "Il assimile les deux choses, car son but est de chercher sa balle. Ce n'est que du jeu pour lui" , indique Cyril Fallet, qui préfère couper court aux rumeurs: "On ne leur donne pas de drogue." Une fois l'information gravée, elle ne disparaîtra pas, tant la mémoire canine est développée.

Hommes et chiens s'entraînent un jour par semaine sur le terrain, en variant les lieux et les situations. Que ce soit dans un abri antiatomique, une école, un centre commercial ou en plein air, les gestes sont reproduits et les missions répétées. De plus, les hommes suivent, chaque année, une semaine de cours aux Diablerets (VD). Une sorte de "formation continue" , s'amuse à dire Cyril Fallet.

Parallèlement, les conducteurs de chiens conservent leur travail de gendarme, pour "garder un pied dans la réalité judiciaire", souligne le chef de l'unité canine. Une justice qui voit la criminalité augmenter, surtout en matière de stupéfiants. "Nous sommes plus disponibles qu'avant et plus facilement engageables" , indique Cyril Fallet au regard de l'augmentation flagrante du nombre d'interventions de son unité ces dernières années. Mais l'homme se réjouit de "très bons résultats ces derniers temps" .

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