Dès 1973, la formation de chien de recherche de stupéfiants est mise en place. Elle permet de dresser des chiens détecteurs capables de repérer des drogues sur des individus, des bagages ou des marchandises, dans tous types d’environnements. Aujourd’hui, des races comme le Berger Allemand, le Malinois ou encore le Labrador Retriever jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le trafic de drogue.
La formation d’un chien renifleur de drogue débute par une phase appelée « débourrage », qui dure environ 3 mois. Durant cette période, l’instructeur apprend au chien à identifier et rechercher des substances illicites. L’animal commence généralement par reconnaître l’odeur du cannabis avant d’être progressivement exposé à des drogues plus dures. Cette étape permet également d’évaluer ses capacités à intégrer les unités de la police ou de la gendarmerie.
Par la suite, le chien est confié à un stagiaire pendant 14 semaines afin de former un véritable binôme maître-chien. Ensemble, ils poursuivent l’apprentissage et renforcent leur complicité. Au total, après environ 6 mois de formation, le chien est opérationnel. Toutefois, un entraînement régulier reste indispensable pour maintenir ses performances.
Le dressage des chiens de détection repose toujours sur les mêmes principes, l'un est de faire plaisir à son maître et l'autre est de jouer. De ce fait, le chien ne « travaille » jamais, il joue.
Le chien apprend à associer une odeur cible à son jouet, souvent un boudin à mordre préalablement imprégné de produit (comme le haschich). Il mémorise cette odeur, puis son jouet est caché afin de l’inciter à rechercher la trace olfactive. Ensuite, une transition est réalisée : le produit est dissimulé, et le chien doit retrouver l’odeur pour obtenir sa récompense. Lorsqu’il détecte des stupéfiants, le chien adopte un marquage actif (il gratte). En revanche, pour les explosifs, le marquage est passif : le chien se couche.
Les chiens détecteurs de stupéfiants sont capables d’identifier de nombreuses substances illicites, à condition d’avoir été entraînés à les reconnaître : cannabis, héroïne, cocaïne ou encore leurs dérivés comme le crack. Durant leur formation, ils apprennent à marquer la présence de drogue sans jamais y toucher, afin d’éviter tout risque d’intoxication. Contrairement aux idées reçues, ces chiens ne sont pas toxicomanes et ne sont jamais en contact direct avec les substances.
La performance de détection dépend de plusieurs facteurs : la quantité de drogue, les conditions climatiques, le type de stockage (poche, valise…) et l’emballage utilisé. Par exemple, du cannabis exposé à l’air libre avec un vent favorable peut être détecté jusqu’à 200 mètres. En revanche, dans des conditions moins favorables, le chien devra parfois s’approcher à moins de 50 centimètres pour identifier l’odeur.
