Quand l'heure s'annonce
Perdre un animal qui a partagé nos moments de joie et de peine est une épreuve particulièrement douloureuse. Que cette perte soit progressive, avec un compagnon vieillissant ou malade, ou qu’elle survienne brutalement à cause d’un accident ou d’une maladie foudroyante, elle laisse toujours un vide immense.
L'euthanasie : une décision difficile
Quand un animal atteint la fin de sa vie, qu’il souffre intensément, cesse de s’intéresser à son entourage, ne mange plus, ou perd ses fonctions vitales, la question de l’euthanasie peut se poser. Cette décision, bien que déchirante, vise à lui éviter une agonie inutile et des douleurs insurmontables.
Prendre la responsabilité d’interrompre la vie de son compagnon est l’un des choix les plus pénibles qu’un maitre puisse faire. Cela exige une grande honnêteté pour évaluer le moment où la souffrance de l’animal dépasse son plaisir de vivre. Les signes évidents incluent une perte totale d’appétit, des difficultés à se déplacer, une absence d’intérêt pour l’entourage, des gémissements ou des plaintes, et une incontinence sévère.
Avec l’aide du vétérinaire, il devient parfois évident qu’un geste d’apaisement est nécessaire. L’euthanasie, une injection administrée par le praticien, permet une fin de vie douce et sans douleur. Pour ceux qui le peuvent, accompagner leur animal jusqu’à son dernier souffle est un acte de courage et de dévouement. Cela procure, malgré la tristesse, la certitude de lui avoir offert une fin digne et entourée d’amour. Choisir de mettre fin à ses souffrances est un ultime geste d’amour et de compassion.

Que faire du corps de l’animal ?
Après le décès, vient la question délicate de la gestion du corps de l’animal. Plusieurs options s’offrent aux propriétaires :
- Le laisser au vétérinaire : le praticien s’occupe de la prise en charge.
- L’enterrer dans son jardin : à la campagne et sous réserve de respecter les règles légales (distance de 35 mètres des habitations et des points d’eau, profondeur d’au moins 1,20 mètre, et utilisation de chaux vive).
- Choisir un cimetière animalier : certains lieux sont dédiés à ces adieux, permettant un hommage plus formel.
- Opter pour la crémation : cela offre la possibilité de conserver, d’enterrer ou de disperser les cendres dans un lieu chargé de souvenirs.
Chaque option doit être choisie en fonction de la sensibilité du maitre. Organiser une cérémonie, qu’il s’agisse d’un enterrement ou d’une crémation, peut jouer un rôle apaisant et faciliter le processus de deuil.
• Cimetières et crématoriums pour chiens
Sur internet les maitres canins pourront rendre hommage à leur chien sur les sites dédiés
• https://amonami.30millionsdamis.fr
• https://www.cimetierepourchien.com
• https://www.animorial.fr

On a beau se préparer à leur départ, la perte d’un animal qui a partagé notre vie nous laisse toujours le cœur brisé. Il emporte avec lui une part de nous-mêmes. Et si, avec le temps, la douleur peut parfois s’atténuer, leur absence, elle, demeure à jamais.
🔹Pourquoi vivre avec un Berger Allemand marque une vie
Le poème d’Emanuele Grandi dédié à nos amis à quatre pattes
Si tu as peur de m'avoir donné trop peu de caresses, sache que je n'en ai oublié aucune.
Si tu regrettes de m'avoir grondé ne serait-ce qu'une fois, sache que je ne m'en souviens même pas.
Si tu penses m'avoir laissé seul trop longtemps, sache que je t'ai toujours attendu.
Si tu crains d'avoir passé trop peu de temps avec moi, sache que, même ce peu de temps, j'en ai savouré chaque instant.
Si tu penses avoir joué trop peu avec moi, sache que je n'ai jamais compté les fois où tu m'as lancé la balle.
Si tu penses que j'ai oublié ton parfum, sache qu'encore maintenant je le sens dans le vent.
Si tu souhaites renaître dans une autre vie, sache que je voudrais être encore ton chiot dans celle-là.
Si tu es convaincu d'avoir des défauts, sache que pour moi tu as toujours été parfait.
Si tu crois que l'amour peut avoir une fin, sache que dans mon cœur, l'amour est infini.
Si tu penses avoir des regrets envers moi, sache que je ne changerais pas une seule seconde de la vie que j'ai passée avec toi.
Si tu crois que je n'entends plus ta voix quand tu m'appelles, fais confiance à la brise du soir pour me porter tes mots.
Si tu penses que j'ai oublié ton visage, sache que je n'ai vécu que pour profiter de ton regard.
Si tu crois que j'aurais pu aimer quelqu'un plus que toi, sache que je t'ai aimé plus que moi-même.
Si tu penses que j'aurais aimé un canapé moelleux, sache qu'avec toi j'aurais dormi sur des pierres.
Si tu penses que je voulais plus que ce que tu m'as donné, sache que je me suis toujours senti comme le chiot le plus heureux du monde.
Si tu t'es déjà senti seul, sache que je n'ai jamais quitté ma place à tes côtés.
Si tu penses que ma vie a été trop courte, sache que je n'aurais pas voulu vivre une minute de plus sans être à tes côtés.
Si tu crains que je ne sois plus près de toi, sache que dès que tu fermes les yeux, je m'endors à tes côtés.
Si tu penses ne pas avoir pris la bonne décision, sache que je t'ai toujours fait confiance.
Toujours.
Si tu rêves de me revoir un jour, sache que je serai là, à t'attendre.
Comme je l'ai toujours fait.
— Emanuele Grandi