Le 11 septembre 2001, environ 300 chiens étaient mobilisés aux côtés des équipes humaines après l’effondrement des tours du World Trade Center.
Pendant des jours et des semaines, ces chiens ont travaillé au milieu des décombres encore fumants, escaladant d’immenses amas de gravats et utilisant leur extraordinaire odorat pour rechercher des survivants et localiser les victimes piégées dans cet immense champ de ruines. Leur rôle a été particulièrement important dans les premières heures qui ont suivi la catastrophe.
L'un d'eux a permis de localiser Genelle Guzman-McMillan, la dernière personne retrouvée vivante dans les décombres du World Trade Center, 27 heures après l'effondrement des tours.

Ces chiens héros travaillaient parfois jusqu’à douze heures par jour dans des conditions extrêmement éprouvantes, tout en apportant également du réconfort aux secouristes et aux familles.
Une équipe de vétérinaires était présente sur le site pour surveiller leur état de santé et leur apporter les soins nécessaires : contrôle des constantes, nettoyage des yeux et du museau, soins des coussinets et prise en charge des blessures.

Des héros exposés à un environnement toxique
Derrière leur courage se cachait pourtant un danger dont les conséquences se sont parfois manifestées bien plus tard. Les chiens ont été exposés aux poussières, fumées et particules toxiques présentes dans les décombres du World Trade Center. Des études vétérinaires ont notamment mis en évidence des atteintes respiratoires et la présence de particules inhalées dans les poumons de certains chiens ayant travaillé sur les sites du 11-Septembre.

Quand les chiens perdaient espoir aux décombres
Pour ces chiens entraînés à rechercher des survivants, l’absence de résultats devenait également éprouvante. Au fil des jours, certains semblaient perdre leur motivation après avoir effectué de longues recherches sans découvrir de personne vivante. Leurs maîtres ont alors cherché à entretenir leur envie de travailler, notamment en jouant avec eux et en se cachant pour leur permettre de réussir une recherche et d’être récompensés. Un témoignage publié dès octobre 2001 rapporte ainsi que des conducteurs se cachaient sous des couvertures afin que leurs chiens puissent les retrouver. Ces petits moments de réussite permettaient de maintenir leur motivation dans des conditions particulièrement difficiles.
Ne jamais les oublier
Vingt-cinq ans après les attentats, tous les chiens ayant participé aux opérations du 11-Septembre ne sont plus parmi nous. Le dernier chien de recherche connu pour avoir travaillé sur Ground Zero, Bretagne, est décédé en 2016, quelques mois avant son 17e anniversaire. Elle avait également participé aux opérations de secours après l’ouragan Katrina. En ce jour du souvenir, prenons également le temps de penser à ces nombreux chiens héroïques qui ont pris leur place dans l'histoire par leur bravoure et le sauvetage des victimes de l'attaque.
