C’est une vidéo qui a soulevé une vague d'émotion et de colère sur les réseaux sociaux.

À New York, un automobiliste de 68 ans fait face à la justice après avoir été filmé en train de traîner deux chiens derrière son véhicule en marche. Grâce à l’intervention courageuse de passants, les animaux ont pu être sauvés à temps.

Une scène insoutenable filmée par des témoins

Le 4 janvier dernier, dans le quartier de Long Island City, des conducteurs et des piétons ont assisté à une scène surréaliste : une Volkswagen circulant avec deux chiens attachés au coffre. Sur les images devenues virales, on entend l’effroi des témoins observant les animaux peiner à suivre l’allure du véhicule.

Face à cette situation, des « bons samaritains » n'ont pas hésité à bloquer le conducteur à une intersection pour porter secours aux deux chiens, un Berger Allemand et un Pitbull nommés Nougat et Marzipan.

Une explication qui indigne

Interpellé par la police de New York (NYPD), le conducteur, identifié sous le nom de Dan Bujor, a tenté de justifier son acte par une explication déconcertante. Selon les documents judiciaires, il aurait affirmé avoir attaché les chiens à l’extérieur car il ne voulait pas qu’ils salissent l’intérieur de la voiture, qu'il avait empruntée à un ami.

Si l’entourage du suspect évoque un simple « manque de jugement », la justice, elle, ne l’entend pas de cette oreille. La procureure du district de Queens, Melinda Katz, a annoncé la mise en examen du sexagénaire pour plusieurs chefs d'accusation, notamment torture et maltraitance animale, ainsi que pour conduite sans permis.

Des soins intensifs pour Nougat et Marzipan

Pris en charge en urgence par l’ASPCA (une organisation majeure de protection animale aux États-Unis), les deux chiens souffrent de blessures significatives. Les examens vétérinaires ont révélé des abrasions sévères aux coussinets, des inflammations cutanées et, pour l'un d'eux, une rupture du tympan.

Bien que leurs jours ne soient plus en danger, les animaux restent sous observation médicale et comportementale. Une procédure juridique doit encore déterminer leur garde officielle avant qu’ils ne puissent, on l’espère, rejoindre une famille aimante par le biais de l’adoption.

L’importance de briser le silence

Cet incident rappelle le rôle crucial des citoyens dans la lutte contre la maltraitance. Jennifer Brooks, responsable d'un refuge local, souligne que c’est la mobilisation publique qui a permis d'accélérer l'arrestation : « Faites du bruit. Plus on attire l'attention sur ces actes, plus on a de chances de faire bouger les choses. »

L'ASPCA a d'ailleurs rappelé l'urgence de la situation : en seulement deux semaines, l'organisation a déjà secouru 20 animaux victimes de cruauté dans la métropole new-yorkaise. Un chiffre qui souligne la nécessité d'une vigilance constante de la part de tous.

Que risquerait un tel acte en France ?

Si une telle scène se produisait sur le territoire français, le cadre légal (renforcé par la loi du 30 novembre 2021) prévoit des sanctions particulièrement lourdes pour ce type de comportements, qualifiés de sévices graves ou actes de cruauté.

Voici les peines maximales encourues selon le Code pénal (article 521-1) :

  • Sévices graves et actes de cruauté : Jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende.
  • Circonstance aggravante (propriétaire) : Si l'auteur est le propriétaire de l'animal, la peine peut être portée à 4 ans de prison et 60 000 € d'amende.
  • En cas de mort de l'animal : Si les sévices entraînent le décès, la sanction grimpe à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende.

Peines complémentaires : Le juge peut également prononcer une interdiction définitive de détenir un animal et l'interdiction d'exercer une activité professionnelle en lien avec les animaux pendant 5 ans.

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