Une nouvelle affaire de maltraitance animale a récemment mobilisé les forces de l'ordre à Saintes, en Charente-Maritime.
Alertée par plusieurs habitants du quartier de la gare le 20 mai dernier, la police nationale est intervenue afin de vérifier les conditions de vie de plusieurs chiens.
Sur place, les agents ont découvert quatre animaux vivant dans un environnement particulièrement préoccupant. Un Husky mâle, une femelle Berger allemand ainsi que deux chiots étaient confinés dans une petite cour d'environ 10 m². Selon les premiers constats, l'espace était fortement souillé par les déjections et les chiens ne bénéficiaient d'aucune sortie à l'extérieur.
Face à cette situation, les animaux ont été retirés à leurs propriétaires et confiés à la Société Protectrice des Animaux (SPA), où ils pourront recevoir les soins et l'attention dont ils ont besoin.
Le couple détenteur des chiens a été entendu par les enquêteurs à la fin de la semaine dernière. Le parquet de Saintes doit désormais déterminer les suites judiciaires qui seront données à cette affaire.
La vigilance des témoins est essentielle
Cette intervention rappelle l'importance des signalements effectués par les citoyens. Sans l'alerte donnée par des riverains, la situation de ces animaux aurait pu perdurer encore longtemps.
Si vous êtes confronté à un cas de maltraitance ou de négligence animale, il est important d'agir rapidement en contactant les autorités compétentes ou les services de gendarmerie et de police.
➡️ Pour connaître les démarches à suivre et savoir comment signaler efficacement un cas de maltraitance animale en France, consultez l'article : Maltraitance animale : que faire et comment la signaler en France.
https://www.lebergerallemand.fr/une-b-a-pour-un-b-a/chien-maltraite-ou-neglige
⚖️ Ce que dit la loi
En France, la maltraitance envers les animaux est sévèrement punie. L'article L214-1 du Code rural et de la pêche maritime rappelle que tout animal étant un être sensible, son propriétaire doit le placer dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.
Par ailleurs, l'article 521-1 du Code pénal sanctionne les sévices graves, les actes de cruauté et les mauvais traitements envers les animaux domestiques, apprivoisés ou tenus en captivité. Depuis la loi visant à lutter contre la maltraitance animale, les auteurs de tels actes encourent jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende, voire davantage lorsque les faits entraînent la mort de l'animal.
Priver un chien de soins, d'exercice, de nourriture adaptée ou le maintenir dans des conditions de vie incompatibles avec son bien-être peut ainsi entraîner des poursuites judiciaires.